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Podcast : Albert Szulman « En France, pays roi des concepts, la communauté des Rebondisseurs assume l’échec, partage et avance ! »

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Albert Szulman, ambassadeur des Rebondisseurs Français, est le 1er à avoir répondu aux questions d’Elisabeth Astier-Woitiez de Yaniro pour une série spéciale de 3 épisodes sur la thématique du rebond et de l’échec

 

Après diverses expériences professionnelles, Albert Szulman a créé la start-up BeBound pour que, dans tous les pays en voie de développement, les habitants aient d’accéder à Internet. Après 7 années investies dans ce projet, il s’en est fait débarquer par les actionnaires, d’une façon très inélégante. Un moment très violent, très fort émotionnellement qui lui a valu une vraie descente aux enfers, puis une lente remontée…

Aujourd’hui, il a tourné la page et a relancé avec 2 associés un nouvel projet : Scale-up Booster, un accélérateur qui aide les start-up françaises à se développer aux États-Unis.

Ce qu’il retient de son expérience d’échec, c’est que plus les entrepreneurs parlent de leurs échecs et rebonds, plus ils trouvent de l’aide pour dépasser ces périodes lourdes qui, quoi qu’il en soit, font partie intégrante de toute aventure entrepreneuriale.

Dans son témoignage, il revient sur 4 bonnes pratiques tirées de son expérience d’échec et de rebond :

  • Savoir lâcher prise: c’est essentiel pour comprendre ses propres erreurs. Pour cela, il a été aidé par une psychologue qui est parfois allée jusqu’à lui poser 50 fois les mêmes questions pour aller plus loin dans les réponses et « toucher du doigt la noirceur qu’on a en soi ». Quand on n’est plus que l’ombre de soi-même, cette démarche est indispensable.
  • Accepter et saisir les mains tendues, notamment de gens qui ont vécu des situations similaires. Tous ceux qui disent « je te l’avais bien dit », ne servent à rien ; en revanche, celles qui ont vécu des expériences aussi destructrices que la sienne font preuve d’une grande tolérance et d’une grande ouverture et elles permettent d’avancer dans sa reconstruction.
  • Savoir écouter les signaux faibles, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas en accord avec son référentiel mais que l’on regarde quand même de loin et qu’on ne prend finalement jamais en compte. C’est par exemple ce qui permettra d’éviter d’accorder trop de confiance à des personnes qui ne le méritaient pas, de faire des erreurs de casting, de se prémunir au maximum de ce qui nous sera toxique. Le ressenti est un bien meilleur guide que le mental.
  • Être indulgent avec soi-même et ne pas trop se mettre la pression. Cela évitera de blesser d’autres personnes, du fait de jugements trop abrupts.

 

Après ce type d’épreuve, Albert voulait être utile. C’est ce qui lui a inspiré Scale-Up Booster et l’a fait rejoindre la communauté des Rebondisseurs Français, « une communauté d’entrepreneurs qui assument leurs échecs et vivent – ou veulent le vivre – de façon positive ».

Albert estime toutefois qu’il reste difficile en France de faire son introspection. La différence entre la théorie et la réalité est toujours énorme en matière de droit à l’erreur : on en parle, on dit qu’il faut le faire, mais dans les faits, rien ne change, et il est de bon ton, quand on ne sait pas et qu’on fait « mal », de se taire.

En s’impliquant avec les Rebondisseurs Français, il agit pour que ça change, il veut montrer aux entrepreneurs français que l’échec n’est pas une fin. Car être entrepreneur sans avoir connu d’échec, ça n’existe pas.

 

Un podcast à écouter sur : https://www.yaniro.co/podcast

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