Vos livres de l’été (4) : Comment surmonter un échec professionnel ? : Le rôle de l’accompagnant, Julien Cusin, Editions EMS Management et Société, 2017

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Un livre pour accompagner ceux qui autour de vous, sont confrontés à un échec.

A lire, l’interview de l’auteur par Corinne Dillisenger publiée FocusRH.com le 9 janvier 2018. A retrouver sur http://www.focusrh.com/sante-social/stress-au-travail-et-risques-psychosociaux/echec-professionnel-pourquoi-les-entreprises-devraient-s-y-interesser-30516.html

 

Extraits

Echec professionnel : pourquoi les entreprises devraient s’y intéresser

Publié le 09/01/2018

Dans “Comment surmonter un échec professionnel”*, Julien Cusin livre aux managers et responsables RH des leviers d’action pour accompagner les collaborateurs en situation d’échec et les aider à rebondir. Ce maître de conférence en sciences de gestion à l’IAE de Bordeaux s’intéresse à ce sujet depuis plusieurs années. L’occasion de voir avec lui si le droit à l’erreur, communément admis outre-Atlantique, s’inscrit enfin dans le management des entreprises françaises.

Vous menez un programme de recherche sur la dimension positive du management des erreurs et des échecs depuis 15 ans. La façon d’appréhender ce sujet a-t-elle évolué ?

Nous n’en sommes pas encore à célébrer l’échec en France comme le font les Américains, mais en 15 ans les lignes ont bougé. Aujourd’hui, je constate un engouement autour des vertus de l’échec. Les conférences, les livres, les articles de presse se multiplient sur le sujet. En 2011, Paris a accueilli la première Fail Conference dédiée à l’échec entrepreneurial. Même la sphère politique s’y intéresse. Emmanuel Macron a fait du droit à l’erreur l’un de ses thèmes de campagne. Le principe commence aussi à être formalisé dans les entreprises. La MAIF l’a intégré dans son accord de prévention des risques psycho-sociaux, 3M France l’a inclus dans sa charte des relations de travail, Orange en a fait un item dans son baromètre social. Chez BlablaCar il fait partie des dix valeurs-clés définissant la culture de l’entreprise. En 2013, l’indicateur 040 de la Banque de France qui fichait les dirigeants en faillite a été supprimé. Ce sont des signaux encourageants.

Comment les entreprises peuvent-elles instaurer une culture du droit à l’erreur, et avec quelles conséquences ?

C’est aux top managers, puis par effet de cascade aux managers de site et de proximité, de déconstruire le caractère tabou de l’échec en parlant librement de leurs erreurs, en montrant qu’il les ont dépassées. Reconnaître que l’on n’est pas infaillible, en tirer des enseignements objectifs, les partager avec ses collaborateurs, sont autant de signes de compétences managériales. (…)

Quelle doit être la posture de l’accompagnant, qu’il soit manager, consultant ou coach ?

J’ai tendance à qualifier sa posture de contradiction bienveillante. L’accompagnant doit aider la personne à reconnaître son échec, à s’y confronter et ne pas s’enfermer dans l’illusion qu’elle n’a pas échouée. L’idée est de dédramatiser l’erreur, de lui faire comprendre qu’elle n’est pas la seule personne à en commettre, qu’un échec est inévitable dans une carrière. Echouer n’a rien de honteux, au contraire, c’est un levier de développement professionnel. (…)

Propos recueillis par Corinne Dillenseger

 

Résumé :

En France, l’échec professionnel demeure un sujet extrêmement sensible pour les personnes ayant à y faire face. Une faillite, un licenciement ou le flop d’un nouveau projet sont des épreuves souvent très difficiles à vivre ! De façon réaliste et nuancée, l’auteur brosse pourtant un portrait résolument positif de l’échec professionnel… à condition que celui-ci soit bien accompagné dans la durée. Rebondir après un échec professionnel suppose ainsi souvent un soutien externe éclairé.

Dans cet ouvrage, les managers, coachs, consultants ou autres conseillers (en emploi, en bilans de compétences, en outplacement, en évolution professionnelle…) sont donc aiguillés afin d’adapter au mieux leur posture face à ce type de publics. Sans tomber dans l’écueil du dogmatisme et en soulignant bien la singularité de chaque déconvenue, de nombreuses clefs sont ainsi avancées pour aider à aider les professionnels de l’accompagnement.

Cet ouvrage se révèle aussi très utile pour les personnes directement concernées par un échec professionnel. En effet, si celles-ci disposent de ressorts internes suffisants, elles pourront trouver ici des leviers pour s’accompagner elles-mêmes en vue de surmonter leur expérience malheureuse. Comment contester l’image sociale de l’échec ? Comment surmonter les émotions liées à l’échec ? Comment tirer les leçons de l’échec ? Telles sont notamment quelques-unes des questions auxquelles répond l’auteur de façon pratique. Chacune de ses propositions s’appuie sur les travaux de recherche les plus récents sur le sujet et est illustrée par de nombreux cas concrets.

 

Bonne lecture !

L’équipe des Rebondisseurs Français

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