Guillaume Mulliez, le battant

Vu dans la presse

Un article d’Elise Moreau paru dans Acteurs de l’Economie La Tribune le 13/06/18 à l’occasion de la remise du Prix de l’esprit d’entreprendre – catégorie Rebondir  – qui a eu lieu pendant le Salon des Entrepreneurs de Lyon 2018.

 

Ne pas considérer un échec professionnel comme une fin, mais plutôt comme une étape de la vie. Savoir apprendre de ses difficultés personnelles afin d’en faire une force. Guillaume Mulliez, patron de Dimo Software, l’a appris au gré de ses propres expériences, parfois traumatisantes. Des situations dont il a su se sortir et dans lesquelles il puise, afin d’aider d’autres entrepreneurs à se relever, aux commandes de l’association 60 000 rebonds. Il est lauréat du 12e Prix de l’esprit d’entreprendre dans la catégorie Rebondir.

“Entreprendre, c’est grandir de ses réussites et de ses échecs.” Cette affirmation résonne comme un mantra pour Guillaume Mulliez, président de 60 000 rebonds. L’association épaule les dirigeants après la liquidation judiciaire de leur entreprise. Elle a été créée en 2012 à Bordeaux par Philippe Rambaud, un entrepreneur ayant lui-même fait l’expérience de l’échec.

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L’échec, le président de 60 000 rebonds ne l’a pas éprouvé à titre professionnel, mais plutôt à titre personnel : “J’ai connu le divorce à deux reprises et plusieurs dépressions, qui touchent très souvent les dirigeants après une liquidation. Je souhaitais aider des personnes en difficulté qui ont envie de se battre”, témoigne-t-il.

Issu d’une grande famille d’entrepreneurs – son grand-père Louis est le fondateur du groupe Auchan -, Guillaume Mulliez a débuté sa carrière au Canada, chez Phildar, l’une des entreprises familiales. Puis il contribue en 1992 au lancement du réseau Rhône-Alpes Entreprendre. En 1995, il décide de s’affranchir de l’héritage familial et crée Dimo Software, une société de distribution et de fabrication de logiciels de CRM (gestion de la relation client).

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Dédramatiser l’échec

Déni, dépôt de bilan, dette personnelle, divorce, déménagement, déprime voire même décès : ce sont “les 7 D” qui illustrent la spirale infernale dans laquelle tombent les dirigeants lorsque leur entreprise se retrouve en difficulté. “Bien souvent, ils n’osent pas en parler, alors qu’il existe des solutions pour éviter la faillite”, explique Guillaume Mulliez.

En France, l’échec est encore très mal perçu, voire même honteux, à l’inverse des pays anglo-saxons dont la vision est plus positive et qui préfèrent parler d’expérience.

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Il faut faire le deuil de sa vie précédente pour aller de l’avant… et rebondir”, résume ainsi Guillaume Mulliez.

A retrouver en intégralité sur https://acteursdeleconomie.latribune.fr/dossier/evenements/2018-06-14/revivez-le-12eme-prix-de-l-esprit-d-entreprendre-781637.html

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