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Podcast : pour Isabelle Saladin, ne jamais oublier pourquoi on a lancé son projet aide à rebondir

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Dans ce second podcast enregistré sur la thématique du rebond par Yaniro, Isabelle  Saladin, serial entrepreneuse, Présidente d’I&S Adviser et Présidente cofondatrice des Rebondisseurs Français, s’est prêté au jeu des questions – réponses avec Elisabeth Astier-Woitier.

Battante, enthousiaste, elle partage sa farouche volonté de faire changer les choses parce que la réalité vis-à-vis de l’échec reste loin de ce qui est raconté dans les articles de presse : quand un entrepreneur a échoué en France, et plus largement en Europe, il reste dur pour lui d’avoir une seconde chance, sans doute à cause de la très riche Histoire qu’a connu le Vieux Continent et qui fait redouter les conséquences de certaines décisions.

Dans ce podcast, Isabelle Saladin, explique que pour elle, entrepreneur est un métier, comme chirurgien est un métier. Et il y a mille et une façons d’être entrepreneur : chef d’entreprise, intrapreneur, serial entrepreneur… Ce métier n’est ni mieux, ni moins bien qu’un autre ; il demande juste certaines capacités personnelles que tout le monde n’a pas : la capacité à prendre des risques, à se remettre en question et à prendre des décisions tranchées. Si on les a pas, alors on n’est sans doute pas fait pour ce métier.

L’une des 1ères choses qu’un entrepreneur doit aussi se dire, c’est qu’il va se planter. C’est certainement la chose la plus vraie qu’Isabelle s’est entendu dire quand elle a créé sa 1ère entreprise … et c’est arrivé.  Mais ce n’est pas grave car toute entreprise à succès a connu des échecs, comme tout champion sportif a raté au moins une compétition avant de cumuler les médailles. Il faut l’échec pour apprendre.

C’est en voyageant énormément que j’ai découvert cette différence de regard sur l’échec. Ne pas échouer veut dire qu’on n’a pas fait grand chose. D’ailleurs en Asie, le synonyme d’ “échec” est “expérience”. La capacité de rebond fait l’entrepreneur. Si on a peur de se planter, alors il ne faut pas lancer une entreprise. Les prises de décision sont lourdes pour soi et pour les autres.

Comment s’y préparer ? Comment développer son aptitude au rebond ? En ne pêchant pas trop par orgueil, en faisant preuve d’humilité, en ne pensant pas qu’on sait tout mieux que tout le monde, en prenant le temps de se regarder en face. Chercher à savoir si on est bien dans ses valeurs, regarder des exemples autour de soi, et aussi se confronter à des personnes ayant un regard et des approches différentes de la sienne. L’orgueil et l’égo sont les plus grands freins des entrepreneurs pour réussir un projet autant que pour rebondir.

Enfin ce qui est dur, c’est d’assumer, c’est de ne plus craindre le regard des autres. Plus facile à faire quand l’activité de sa société n’a jamais vraiment décollé… Quand elle a atteint un certain niveau de croissance, à l’image de PME qui vont vivre de nombres familles en région en France, le poids des responsabilités est plus lourd. Le plus délicat c’est d’annoncer qu’on dépose le bilan alors que l’entreprise est en croissance.

Pour cela, il est important de toujours se rappeler d’où l’on vient et pourquoi on s’est lancé dans ce projet. A ce sujet, la nouvelle génération d’entrepreneurs et startuppers est plus décontractée, mais dans les faits cela profite essentiellement aux CSP++. Il est temps d’agir pour que les choses changent pour tous !

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