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Marc Simoncini : rencontre avec le créateur de Meetic, dans Paris Match

Vu dans la presse

Article de Marie-Pierre Gröndahl paru sur Paris Match.com

Marc Simoncini, le créateur de Meetic a fait fortune dans les start-up et pubLie déjà ses mémoires : « Une vie choisie».

Paris Match. Quand avez-vous eu l’idée de devenir entrepreneur ?
Marc Simoncini. Je ne sais pas trop ! Peut-être le jour où je réponds “Je monte ma boîte” à une question sur mes projets ? Nous sommes en 1985 et je suis programmeur. Un entrepreneur, je ne sais même pas ce que c’est. Pas grand monde, d’ailleurs, ne savait ce qu’était un entrepreneur, en France, en 1985. Il n’y avait alors que des “patrons”. Je crois que, ce jour-là, mon inconscient a répondu à ma place. J’étais fasciné de voir mon employeur gérer sa société, j’ai eu envie de faire pareil. Mon premier coup de bol, ça a été de ramasser une enveloppe dans une poubelle. Elle contenait un appel d’offres, je l’ai remporté ! J’ai sauté dans un train en marche, en espérant qu’une porte soit ouverte, et j’ai eu de la chance. La chance est importante, mais elle se provoque aussi un peu. Le numérique a permis à beaucoup d’entrepreneurs de se lancer, ça a créé un mouvement formidable en France. Avec le numérique, tout est possible, terminé les cases où l’on rangeait les gens, les plafonds de verre. Le numérique a permis de briser les codes. L’appel d’air a été énorme. On pouvait subitement être iconoclaste et novateur, s’affranchir de carcans pensés pour et par les générations d’avant, dans lesquelles on ne se reconnaissait plus.

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Le succès n’a pas été immédiat ?

Vous racontez le choc de votre première faillite. L’essor du numérique a-t-il également effacé ce stigmate ?
En 1989, la faillite restait un drame. Je me suis retrouvé à 7 heures du matin, devant des juges, dans un tribunal. J’ai eu l’impression d’avoir tué ma sœur… Ensuite, on était “failli”, inscrit au fichier de la Banque de France. L’explosion de la bulle Internet, en 2000, a effectivement modifié la perception de l’échec. Comme si, d’un coup, on avait enfin le droit d’échouer. Et, presque trente ans plus tard, la France est devenue un pays d’entrepreneurs. Aujourd’hui, 50 % des jeunes souhaitent créer leur entreprise – c’est une révolution. Il y a encore quelques années, la majorité espérait entrer dans la fonction publique. Je me souviens d’avoir donné une conférence dans une école de commerce à Strasbourg, en 1995. J’ai raconté ma vie, ma start-up. A la fin, j’ai demandé aux étudiants : “Qui veut monter sa boîte ?” Seulement cinq ont levé la main. En 2017, dans l’école que nous avons créée, l’EEMI (Ecole européenne des métiers de l’Internet), où les étudiants arrivent juste après le bac, deux tiers des mains se lèvent ! C’est pour cela que j’ai écrit ce livre, et pour cette raison que j’ai raconté mon histoire. Il faut multiplier les récits d’entrepreneurs. Les jeunes ont besoin de lire nos témoignages, car rien ne se passe jamais comme prévu. Il faut raconter les succès mais aussi les échecs.

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